24 March 2007

Should I Stay or Should I Go Now?

Recently, i've been feeling the need to travel really bad. that part of me wants to go to japan, and then maybe volunteer for the vso, possibly teach english in rwanda, cambodia or ethiopia for two years. that kind of itinerant life appeals to me, it would satisfy my wanderlust and appease my fascination with global culture, simultaneously giving me deep, self-changing life experience and material to write about for the rest of my life. not to mention i was MADE for falling in love abroad, it was practically wired into my DNA. the other equally persuasive, charismatic and beautiful spell in my life is this: to stay in the states and continue writing my ass off. i mean, i still have a way to go, but i'm going to have written an entire novel in less than two years. i'm already on page 330, and it's coming together like pretty lacework. i know if i stay here for another 2-3 years, finish my book and revise it, use it as a calling card to high-powered agents, publish individual self-containing chapters in catchy little lit journals, my life is going to change and my career is going to be seeded in some way.

The question is, where does the universe want me? i know i'll write regardless of where i love, i mean, live, nice freudian slip, but i know i will have less energy to write if i'm working 40 hours a week. i learned that working in new york city last summer. yes i still wrote by waking up at 5 in the morning and writing until 7, then going off to work, writing during lunch, and then coming home and crashing. but my relationship with simmi suffered. i was often just too tired to see her and my neighborhood, too sketch to make it possible for her to come and visit me by herself. and i'm just not willing to let work steamroll my romantic impulses like that again.

Et puis, y'a l'affaire pérou.

Ça va sans dire qu'une part importante de ma raison d'être (au moins sur le plan d'existence, de carrière, métier créatif) consiste à obéir mes sentiments, même si elles m'exigent de m'en passer ces choses qui me sont bonnes. pour ma part, je suis tout à fait disposé à me sacrifier quelquechose de materiel pour l'amour. mais, pour mon bien, ça me fait peur un peu, parce qu'il s'ensuit que quiconque qui soit disposé à se sacrifier quelquechose, il puisse se sacrifier des choses qui pourraient en fait être indispensables pour son propre bonheur, et j'avoue avoir cette tendance de disparaître de la circulation lorsque je tombe amoureux de queqlue meuf super. oui, c'est ma plus grand faiblesse, l'amour.

J'ai décidé que si je remporte le priz sparks et je le gagne haut la main la croquette somme de veingt milles dollares, c'est un signe que je dois rester là dans le miouest pendant deux-trois ans de plus. en outre, p'tête ça veut dire que y'a qqc entre nous, érika et moi, une passion, un amour, un désir--qui sait--naissant, cru, grandissant. y'a une seule manière de savoir . . . j'ai commencé à avoir le petit béguin pour elle, elle me fascine, je pense tous le temps à elle, son sourire me calme, ses yeux me sont comme des gouttes d'eau tranquilles, des fois, j'ai envie à les boire à petite gorgées comme un verre de jus de mangue. on pourrait avoir qqc. . .

En même temps, vivre au japon serait un moment de répit de la culture maniaque americaine. si c'est là où je me suis retrouvé, je le prend au serieux comme signe aussi.

En définitive, j'ai fais de mon mieux et maintenant, tout ça dépend de l'univers et c'est lui qui va décider mon destin.

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